Présentation de l'IPR

Fondé en 1984 par le Professeur René Girault, l'Institut Pierre Renouvin (IPR) fédère 6 centres de recherches en histoire des relations internationales et des mondes étrangers de l'Université Paris 1 - Panthéon-Sorbonne qui sont intégrés au sein de l'UMR Sirice (Sorbonne - Identités, relations internationales et civilisations de l'Europe).

 

L'IPR est également le cadre du Master recherche Histoire contemporaine des Relations internationales et des Mondes étrangers : Amériques, Asies, Europes. Celui-ci propose également un parcours original sur les Guerres et sociétés à l'époque contemporaine (GPS).

 

La directrice de l'Institut Pierre Renouvin est le Professeur Alya Aglan. Le directeur du Master est le Professeur Paul Gradvohl.

 

Le secrétariat de l'Institut Pierre Renouvin est assuré par Stéphane Guillerez en salles F-604 et F-605 (Sorbonne) les mercredis, jeudis et vendredis de 9h30 à 12h30, puis de 14h00 à 17h00. Il est joignable via le courriel secretariat.ipr@univ-paris1.fr ou par téléphone au 01 40 46 27 90.

Actualités de l'IPR

  • Faire avec les génocides — Histoire, mémoire et perceptions : conférence de l'Institut Pierre Renouvin le 29/11/2022


     

    ‘Coming to terms with Genocides – History, Memory and Perception’

    Faire avec les génocides — Histoire, mémoire et perceptions

    Conférence de l'Institut Pierre Renouvin


    mardi 29 novembre 2022
    de 18h30 à 20h30

    amphithéâtre III du centre Panthéon
    (12, place du Panthéon - Paris 5e)

     

    Les étudiants du Master recherche Histoire contemporaine des Relations internationales et des Mondes étrangers (Paris 1) sont tenus d'y assister

    Toute absence devra être signalée à secretariat.ipr@univ-paris1.fr

     

    How are history and memory coming to terms with Genocides and how have the studies of Holocaust and its memory contributed to give momentum to the changes of our perceptions? Where do we stand? Actors, timelines and geographies are morphing quite fast since 1989. And according to where from we look at it, the picture is different. Seen from Western and Central Europe, or Africa, the tale followed various paths.


    Comment l’histoire et la mémoire font-elles face aux génocides et comment les études sur l’holocauste et sa mémoire ont-elles contribuer à donner un nouvel élan aux changements de nos perceptions ? Où en sommes-nous ? Les acteurs, temporalités et géographies se transforment assez rapidement depuis 1989. Et selon l’endroit d’où nous observons ces évolutions, l’image est différente. Vu d’Europe médiane ou occidentale, ou encore d’Afrique, le récit suit des trajectoires diverses.
     

    Intervenants :

    • Christian Ingrao, CNRS
    • Audrey Kichelewski, Université de Strasbourg and IUF
    • Tali Nates, Johannesburg Holocaust Genocide and Holocaust Centre
    • Sahra Rausch, Friedrich-Schiller-Universität Jena


    Modération :

    • Paul Gradvohl, directeur du GDR 3607 Connaissance de l'Europe médiane (CNRS) et du Centre de recherche sur l'histoire de l'Europe centrale contemporaine (Institut Pierre Renouvin, École d'Histoire de la Sorbonne).


    L'échange entre les participants aura lieu en anglais.

     

    Organisateurs :

    • Groupement de recherche du CNRS 3607 Connaissance de l’Europe médiane
    • Institut Pierre Renouvin, École d’Histoire de la Sorbonne, Paris 1
    • le Master recherche Histoire, parcours recherche Histoire contemporaine des relations internationales et des mondes étrangers

     

    Information sur les intervenants / About the participants :

    • Christian INGRAO is a research director at CNRS within the Raymond Aron Center for Sociological and Political Studies (CESPRA) of the Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales. He wrote extensively on the cultural history and violence of German nazism, notably on the Eastern Front during Word War II.
    • Audrey KICHELEWSKI is a Jr Professor at Strasburg University and a member of the Institut Universitaire de France. She is co-editor in chief of the Revue d’histoire de la Shoah and published several studies on Polish Jews after 1945. She is currently investigating the trials of war criminals mostly in the 1960’s and 1970’s in Poland.
    • Tali NATES is the founder and director of the Johannesburg Holocaust & Genocide Centre (JHGC) and Chair of the South African Holocaust & Genocide Foundation (SAHGF). She is a historian who lectures internationally on Holocaust education, genocide prevention, reconciliation and human rights.
    • Sahra RAUSCH is a doctor in History and Sociology (Justus-Liebig-Universität Giessen and Paris 1 Panthéon-Sorbonne) who investigated the role of emotions in postcolonial memory politics in relation to the globalization of Holocaust memory by integrating a comparative perspective on Germany and France. She is currently coordinating the project “Thuringia's Colonial Legacy” at Friedrich-Schiller-Universität Jena.

     

  • Appel à communications : Capitales diplomatiques. Transformations, (dé)localisations, légitimations depuis 1945 - date limite d'envoi le 15/01/2023


    Capitales diplomatiques.

    Transformations, (dé)localisations, légitimations depuis 1945

     

    Journée d’études à l’Institut historique allemand, Paris

    6–7 juin 2023

    Date limite : 15 janvier 2023

     

    Conseil scientifique : Laurence Badel (Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Nicolas Badalassi (Sciences-Po Aix), Anne-Sophie Gijs (UCLouvain), Jürgen Finger (Institut historique allemand)

     

    Les recherches conduites depuis une trentaine d’années sur les villes capitales ont été majoritairement guidées par une lecture constructiviste, qui les aborde sous un angle symbolique, et non comme des lieux de pouvoir effectif. Sans minorer l’importance des représentations qui leur sont attachées, la journée d’études explorera les spécificités de la « capitale diplomatique » par rapport à la capitale (ou ville) internationale ou à la « ville-monde » (global city).

    Concept analytique forgé à l’aune de l’expérience européenne (Badel, Revue historique 2022-3, n° 703), la capitale diplomatique doit faire l’objet de recherches qui examine sa pertinence dans le contexte des restructurations des relations internationales depuis 1945. Cette journée d’études se propose de se concentrer sur la notion de « capitale diplomatique » définie par quatre fonctions (représenter, négocier, codifier, délibérer). Lieu de la reconnaissance internationale, elle accueille des structures de représentation : ambassades, représentations permanentes et organisations internationales, voire des missions commerciales ou culturelles méconnues qui sont, en réalité, souvent l’expression d’une para-, voire d’une proto-diplomatie, embryons de légations ou d’ambassades. Lieu de la négociation, elle est encore une ville spécialisée dans la codification des règles du jeu international. Enfin, une quatrième fonction délibérative s’est développée depuis le XIXe siècle. La capitale diplomatique peut être définie comme une ville qui accueille, de manière régulière, non seulement des conférences conduites par des organisations non-gouvernementales ou des congrès militants revendiquant le changement des règles internationales, mais aussi des « forums » où peuvent avoir lieu des échanges diplomatiques. Son développement n’a pas été sans conséquence sur le tissu municipal et national. Des villes sans tradition diplomatique se sont affirmées dans ce contexte. La journée se propose de démêler les logiques sous-jacentes de ces processus.

    Dans la décennie écoulée, Abu Dhabi, dans les Émirats, est devenue en 2011 le siège de l’Agence internationale pour l’énergie renouvelable (IRENA, International Renewable Energy Agency) et a accueilli en 2016 une conférence internationale sur le patrimoine en péril en 2016, tandis que Gwal Pahari, dans l’État d’Haryana, est devenue la première « capitale diplomatique » de l’Inde, avec le siège de l’Alliance solaire internationale (ISA, International Solar Alliance).

    Si, jusqu’en 1945, les capitales diplomatiques se concentrent dans un espace atlantique, elles se sont affirmées depuis lors sur l’ensemble des continents en lien avec la volonté de participation des États décolonisés dans le fonctionnement des relations internationales. La journée d’études visera en priorité à mettre en lumière l’affirmation de nouvelles capitales diplomatiques extra-européennes en Afrique, en Asie et en Amérique latine durant et après la guerre froide et à interroger le caractère opératoire de ce concept pour saisir les transformations tant du multilatéralisme que des espaces régionaux et municipaux.

     

     

    5 axes thématiques sont proposés :

    La ville et ses transformations : S’affirmer comme une capitale diplomatique implique la construction ou la reconversion de lieux, dédiés à des activités spécifiques. Cet axe de recherche s’intéressera tant aux lieux informels de la négociation (hôtels, hôpitaux, maisons de particuliers) qu’aux bâtiments construits à la suite de l’ouverture de concours d’architecture pour accueillir les organisations internationales. Il examinera les conséquences sur les quartiers traditionnels et les nouveaux quartiers. 
     

    Localisations et délocalisations diplomatiques: Cet axe de recherche entend interroger les reconfigurations spatiales entraînées par l’affirmation diplomatique de certaines villes tant à l’échelle nationale que continentale. Si les capitales administratives des États concentrent les sièges des ambassades et des organisations internationales, certaines villes exercent une fonction diplomatique sans être le siège d’organismes gouvernementaux : le couple que forme Genève et Berne en constitue l’archétype. La forme politique des États – centralisés, décentralisés ou fédéraux – a une incidence qui devrait être mise en évidence. On questionnera la centralisation de la négociation, mais aussi les lieux périphériques qui peuvent lui être attachés et les stratégies mises en œuvre pour obtenir sa localisation ou sa délocalisation.           
     

    Métiers diplomatiques : L’affirmation d’une capitale diplomatique s’accompagne du développement de corps de métier spécifiques : interprètes et traducteurs ; officiers de sécurité ; crypteurs. Ces catégories socio-professionnelles feront l’objet d’une attention particulière. La rencontre entre pratiques d’origine extérieure et terrains locaux a-t-elle donné lieu à des changements notoires, à des phénomènes d’hybridations « culturelles » transformant des règles, habitudes, protocoles ou méthodes propres aux « métiers diplomatiques » ? La capitale diplomatique est aussi un lieu de formation aux métiers de la diplomatie : les académies diplomatiques qui ont été créées, soit dans les anciens États européens socialistes, soit en Afrique, en Amérique latine ou en Asie, en témoignent.    
     

    Transfert de pratiques entre capitales diplomatiques : L’affirmation de capitales diplomatiques à l’échelle du monde a-t-elle reproduit ou transformé les usages communément admis, puis codifiés par les conventions internationales ? Des transferts d’expérience ont-ils eu lieu entre villes dans ce domaine, et avec quelles conséquences, de part et d’autre ? Des réseaux de villes se sont-ils constitués dans une optique de facilitation des transferts ?        
     

    Représentations et légitimations politiques: En quoi le statut de capitale diplomatique participe-t-il de la construction ou de la reconstruction d’une « image de marque » de la ville, centrée sur de nouveaux objets de négociation (environnement, droits des femmes etc.), à la fois à l’échelle nationale et internationale ? Quelles stratégies de communication et de promotion les municipalités, les régions/provinces et les Etats ont-ils développé pour promouvoir l’image de la ville d’accueil ? Quels moyens et outils ont été mobilisés en ce sens ? Dans quelle mesure les acteurs économiques et politiques de la ville ont-ils participé de cette promotion ?   
     

    Afin d’encourager de nouvelles recherches, les interventions privilégiées porteront sur le second vingtième siècle. Les propositions issues d’historiens et de géographes sont encouragées, en particulier de ceux travaillant sur les États africains et asiatiques. Parmi les villes qui retiendront l’attention du comité scientifique : Addis-Abeba, Bandoeng, Bangkok, Barcelone, Belgrade, Berlin, Bonn, Copenhague, Francfort-sur-le-Main, La Havane, Helsinki, Londres, Mexico, Montpellier, Munich, Nairobi, Naples, Oslo, Rio, Shanghai, Singapour, Stockholm, mais cette liste n’est pas limitative.

    Les organisateurs prendront en charge le transport, l’hébergement à Paris et les repas.

    Nous saluons les propositions en français, en allemand ou en anglais pour une présentation d’environ 20 minutes qui examine une étude de cas ou discute d’une question épistémologique. Outre le résumé de la présentation prévue, les propositions doivent également comporter un inventaire des sources disponibles afin de structurer un réseau de recherche. Nous attendons l’envoi d’un projet de présentation environ une semaine avant la journée d’étude.

    Veuillez envoyer votre proposition (1000 mots maximum) et un bref CV avant le 15 janvier 2023 à capdiplo2023@gmail.com.

    https://www.dhi-paris.fr/fr/newsroom/page-detaillee/news/detail/News/appel-a-communications-capitales-diplomatiques.html

  • Rencontre avec Denis Peschanski (CNRS) le 9 décembre 2022

    Le Professeur Alya Aglan, directrice de l'Institut Pierre Renouvin, accueillera Denis Peschanski, directeur de recherche CNRS, le vendredi 9 décembre 2022 de 10h à 12h en salle Picard de la Sorbonne (17, rue de la Sorbonne)  à l'occasion de son séminaire Guerre, politique et société.

    Il interviendra sur le thème « Penser la mémoire individuelle et la mémoire collective d’un événement traumatique: le Programme 13-Novembre ».

    Présentation :

    La mémoire est un élément essentiel de la construction de l’identité individuelle comme de l’identité collective.

    En ce sens, la mémoire des attentats du 13 novembre 2015 participe et participera à façonner la société de demain.

    C’est le rôle de la recherche scientifique d’analyser au travers du programme de recherche transdisciplinaire 13-Novembre (CNRS, Inserm et HESAM Université) ces phénomènes afin de mieux les comprendre et mieux les appréhender. Il s’agit également de conserver et de transmettre la mémoire des attentats du 13 novembre. C’est une forme d’engagement de la part de la communauté scientifique envers les citoyens. Le transdisciplinaire, décloisonnant les spécialités, ouvre de nouveaux champs, fabrique de nouvelles méthodes et contribue à façonner la recherche même.

    Les étudiants du Master recherche Histoire contemporaine des Relations internationales et des Mondes étrangers sont cordialement invités à participer à cette intervention.
     

  • Planning des enseignements du Master Histoire des Relations internationales et des Mondes étrangers

    Tous les séminaires (spécialité, méthodologie, options et outils de la recherche) débutent la semaine du 12 septembre 2022 sauf indications contraires.

    - planning Master 1 - semestre 1 (PDF, 168 Ko)

    - planning Master 2 - semestre 1 (PDF, 117 Ko)

     

  • Aide financière aux déplacements de recherche des mastérants

    L'École d'Histoire de la Sorbonne (UFR 09) propose aux étudiants de Master une aide financière de 110 euros (par personne et par année universitaire) destinée à couvrir les frais de déplacement effectué dans le cadre de leur recherche.

     
    Tout étudiant intéressé devra adresser sa demande de financement au directeur d’UFR (dirufr09@univ-paris1.fr), en l’accompagnant d’une lettre d’appui de son directeur de recherche.

Sorbonne

17, rue de la Sorbonne 75005 Paris

Secrétariat et bibliothèque de l'Institut Pierre Renouvin - ouverts les mercredi, jeudi et vendredi

Salles F-604 et F-605 (Sorbonne - escalier L, premier étage) de 9h30 à 12h30 - 14h à 17h